Catamaran Black Pearl

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croisiere catamaran polynésie

Venez nous rejoindre à bord et passer de quelques jours à plusieurs semaines à partager notre vie sur l'eau.

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Las Aves - Los Roques - Carenero (côtes vénézuéliennes)


Nous allons donc faire les îles vénézuéliennes avant de tirer sur Grenade ou le bas des grenadines. Le vent est toujours d'Est, le cata ne peut remonter. Aprés tout, nous ne sommes pas pressés (les affaires sont dans un garde-meuble à Fort-de-France, et nous n'avons pas à rendre le bateau en fin de semaine. Be cool, you're sailing !

Nous voila donc dans ces îles merveilleuses de Las Aves et Los Roqués. Des perles. De la mangrove ou des palmiers au choix. Des dizaines d'oiseaux : les pêlicans pas farouches planent au raz des vaguelettes à quelques mètres de nous. Les poissons viennent presque nous toucher. Le sable est blanc et fin. Nous sommes tellement ébahi par cette eau turquoise et cristaline que nous mouillons dans... 1m50 !! hum ! Le sondeur ne marchant pas (oui une poisse de plus mais bon...) Cath pense qu'on a 3m. Certes. Mais lorsque Pat plonge, en fait il a pied, il a même failli se cogner la tête en plongeant :)) (j'en connais certain à qui ça n'est jamais arrivé tellement il mouillait le bateau loin. Et après en annexe : rame, rameurs, ramez... ;-) ).

Oui donc le bateau à un tirant d'eau d'1m. Si tout se passe bien, ben c'est cool. Sauf que pendant la nuit le vent a légèrement tourné (sal$%*à!) et nous avons failli nous ensabler. Heureusement, nous sommes encore à l'écoute de tout les bruits pour les analyser et les classer en "normal" ou "pas normal allons voir". Donc lorsque le mat semble résonner c'est qu'on s'ensable.... ok ! bruit analysé ! ça ne risque pas de se renouveller ou alors à l'insu de notre plein gré ;))

Des pêcheurs sont venus nous échanger du rhum contre 2 langoustes, 1 homard, 1 crabe et 2 conques. Le festin du soir est là, les enfants se régalent. Romane aura un faible pour le crabe.... ben voyons ! Los Roqués vaut bien les îles du Pacifique. C'est une zone protégée et heureusement, c'est un petit joyau.

Ce qui me choque dans toute ces îles c'est la marque de l'homme. Même si l'île est zone protégée, nous trouvons toujours des déchets : du vieux filet au morceau de cordage, bouteille plastique ou bouteille en verre, cannette de bière, voire bouteille d'huile moteur.... bref le pire de l'homme, alors qu'il a là un écosystème magnifique. Je ne parle même pas des îles non protégées et où les pêcheurs s'installent dans des cahutes faites de bric et de broc. Les alentours de leur installation sont de vraies décharges. Cela me démange de prendre un grand sac poubelle et de nettoyer tout ça. Et aprés ? arrêteront-ils pour autant leurs saletés ? (réponse du Pat : non, ils ont pas de conscience écologique).

Bon, après cette pensée écologique, à juste titre d'ailleurs, passons au côté holé de notre périple vénézuelien : on part pour Carenero car on a plus d'eau (le déssalinisateur ne marche pas car il est monté sur le moteur tribord qui, quand on le met en régime, recrache du liquide de refroidissement, donc on évite de le faire marcher, sous peine de devoir écoper après pendant 2 heures...). La navigation, vent de travers se fait bien, le bateau tape moins et sous ungrain enfin de nuit, on se prend une bonne montée de vent, en ayant off corse bien trop de toile (ie de voile) et je décide de laisser en prenant la barre : Wouha, ca wizz sec, derrière les flotteurs, une gerbe d'eau monte en l'air, impressionnant. Je sais pas à combien je file, mais les 10 noeuds sont bien dépassés.

On arrive à Carenero au petit matin, on se mouille en face du port dans la mangrove, le guide nautique me dit que c'est un port où l'on peut faire son entrée au Vénézuela (oui, car jusque-là, nous étions quelques illégal...mais bon, on n'a fait que des îles déserte). Donc nous allons à terre avec les papiers mais en se disant que si on nous demande rien, on file en ville sans rien dire. On approche à peine du quai en annexe que le garde se pointe pour nous dire qu'il faut aller voir la "capitania" qui n'est pas le capitaine du port mais bien la douane ou affaire maritime. Bon, on y va.
"Hola, no hablo espanol muy bien, soy Frances"
"Ok bla bla..." On comprend qu'on doit attendre. un mec arrive : "Bonjour, je parle français, j'ai vécu en martinique 2 ans, d'où venez-vous, que faites-vous ici, combien de temps voulez-vous rester, où irez-vous après ?"
"Euh, bonjour Monsieur, à vrai dire, je ne sais pas trop quoi répondre à vos questions... nous venons de martinique" (ben oui, j'allais pas lui dire que ca faisais une semaine qu'on était dans son pays sans avoir fait la moindre démarche officielle, j'allais pas non plus lui dire qu'on venait de Curacao qu'on a quitté sans payer la taxe sur l'achat du bateau, donc on répond martinique...)
"vous avez la clearance de sortie de martinique ?"
"euh ben c'est à dire qu'en fait.... pas tant que çà..."
"Comment çà pas tant que çà ??!!??"
Bon, on discute, blabla... et on apprend qu'en fait, nous ne pouvons pas faire notre entrée au Vénézuela dans ce port car il n'y a pas de bureau d'immigration, et donc qu'il faudrait que j'aille en taxi à Caracas pour les voir, faire un papier tamponné. Je leur fais comprendre que ca me fait un peu suer de faire 2 heures de taxi Aller puis 2 heures retour (sans parler du prix), juste pour un papier tamponné. Après discution, et avoir accepté de reconnaître que c'était quand même leur faute si il n'y avait pas d'immigration dans ce port (ca, ca nous a permis de marquer des points, ils étaient en tort...), il accepte de nous laisser rester ici quelques jours en illégalité à 50%, mais nous disent que si quelqu'un nous demande quelques chose, de dire qu'on est passé au bureau capitania.
Résultat : on paye rien, on a droit de rester au Vénézuela, on n'a toujours pas de clearance d'entrée et de sortie... tout baigne !

On va en ville pour faire des courses, on fait du stop, un mec bien sympa nous prend de suite et nous emmène à un supermarché. Le chemin qu'on fait nous donne une impression bizarre : ca fait vraiment le pays qui a eu des moyens (belles construction d'avant 2000) mais qui depuis 10 ou 15 ans, n'entretient plus rien. Tout semble à l'abandon, même la route sur laquelle les voitures roule à 30km. On fait nos courses,le lendemain, Catherine retourne faire des courses et trouve une bouteille de gaz, bien moins cher qu'à Curacao et en plastique en p lus, donc pas de rouille possible, nickel !

On part quelques jours après pour tortuga, une île pas très loin (24h de nav environ). Ce port ne nous a pas vraiment emballé, ni le coin. La ville n'est pas très belle. Question insécurité (on entend beaucoup là-dessus et même sur place beaucoup de gens nous en ont parlé) : ben nous on a rien vu, on a laissé notre annexe dans un coin un pourri, on l'a retrouvé, pas d'agression, mais plutôt des gens très gentil, très serviable.

Galerie de photo de Las Aves et Los Roques :
Voir Las Aves et Los Roques en images




De : céline, le 02/04/2011 08h59
en fait tout vient de l'éducation. Nous en avons pris conscience dans les années 90. Quand je suis arrivée à la Réunion, je me croyais revenir en 70 en france. en ballade en foret il n'était pas rare de voir des machines à laver. trop dégoutant. a Maurice sur la plage, les touristes écrasés leur mégot sur le sable pourtant il y avait des cendriers adaptés. Et l'eau était turquoise.
Sans commentaire. A nous de faire en sorte que nos enfants prennent conscience que notre planète n'est pas une poubelle.
Bon vent à vous - Bises à vous 4
Céline

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