Catamaran Black Pearl

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croisiere catamaran polynésie

Venez nous rejoindre à bord et passer de quelques jours à plusieurs semaines à partager notre vie sur l'eau.

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Traversée de la mer des Caraïbes (Curaçao-Cuba) :


900 MN de distance, soit un peu plus de 1600 km. Pour rejoindre Cuba, nous devons traverser la mer des Caraïbes. Une navigation qui s'avèrera difficile avec des conditions de vent soutenue (25-35 Nds de vent), une mer très formée : bref pas le paradis pour notre catamaran... mais bon, nous sommes arrivés en bonne condition, sans pépin important.

Départ de Curaçao Nous sortons de notre mouillage - Spanish Water - nous envoyons le spi (NbC : héhé, avant il faut savoir que nous partons un... vendredi ! ça porte autant la poisse que les bestioles à longues oreilles. Donc : l'ancre qui coince, le guindeau qui se bloque, faut réparer en pleine manoeuvre, et y'a du vent, et y'a du vent, on remonte 2m de vieille chaine, on perd une bassine dans l'eau, un maillot de bain s'envole, et y'a du vent et y'a du vent, un torchon se fait la malle, on est malade, le vent tourne, et y'a du vent et y'a du vent, le bateau tape, le bateau tape, les capots fuient, et y'a du vent et y'a du vent, le carré est trempé, les lits aussi, la pompe eau-douce calanche, et y'a du vent et y'a du vent, le moteur tribord se mutine, le pilote auto se met en grève, le vent tourne, et y'a pétole et y'a pétole !... Ouais ! vive la plaisance !). Le vent d'Est nous fait une allure de travers, nous hissons donc la grand-voile pour équilibrer le bateau. Le Black Pearl file à vive allure, en faisant des pointes à plus de 10 Noeuds. Nous longeons l'île de Curaçao, longue de 25MN et nous sortons de sa protection contre la houle en début d'après-midi. Le vent forcissant, nous affalons le spi et passons sous génois réduit de 3 tours et grand-voile un ris. En fin d'après-midi, avant la nuit, nous prenons un second ris pour être tranquille pour la nuit. Ca file vite, ça tape dans le carré. Cath et les enfants ne sont pas très bien. Il faut un temps pour prendre l'habitude de la mer formée. La nuit agitée sera longue. Cath et moi assurons les quarts à tour de rôle. Les déplacements à l'intérieur ne sont pas évident, ça tape et cogne tout le temps, mais une fois bien calé dans le cockpit, on apprécie l'éclairage de la lune sur cette mer bien formée.

Route de notre traversée de la mer des Caraïbes

2ième jour Notre point après 24h nous place à plus de 170MN de notre point de départ. Belle performance ! On continue toujours sous grand-voile 2 ris et génois bien réduit, le bateau file toujours plus de 7 Nds de moyenne. Ca bouillonne derrière, notre sillage est empli d'écume blanche. La mer moutonne bien, quelques bandes d'écumes commencent à se former. La météo annonçait 20Nds, il doit bien y avoir 25/30Nds. La mer est grosse, les vagues (difficile de juger) atteignent plus de 1,5m , soit 3m entre le creux et la crête. Nous sommes ballotés à l'intérieur, difficile d'aller faire à manger. Mais bon, les petits comme Cath commencent à prendre le rythme. Les enfant passent du temps à regarder des dessins animés dans leur cabines.

Cath commence à se sentir mieux, elle s'est réhabituée à la mer (NbC : ouais mais elle aimerait bien que le cap'tain mette le navire à la cape pour les repas. Certes on perdrait 2h sur le timing initial mais merde ! on fait pas le Vendée-Globe et je suis pas Catherine Autissier !). Cath et moi passons beaucoup de temps à regarder la mer (bC : à défaut de cuisiner...), c'est beau cette mer qui avance, avance, avance toujours et encore, sans s'arrêter. Les vagues se succèdent et le beau temps nous rend le paysage splendide, les moutons éclatent de blancheur sous ce soleil et cette mer bien formée.

3ième jour Durant la nuit ça se calme un peu, et la navigation devient plus agréable, nous continue sous grand-voile à 2 ris pour ne pas forcer sur la bateau (qui veut aller loin ménage sa monture (NbC : mais si on veut maraver le capitaine, on marave le capitaine...Mutineriiiieeeee)) et la vie à bord est plus facile quand on force pas (NbC : ah ouais ? on se demande pourquoi ?). Notre point nous place avec toujours 20MN d'avance sur ma prévision de 150MN par jour. La journée se passe bien, les enfants et le chat reprennent du poil de la bête et s'amusent à quantité de jeux dont la seule limite est leur imagination et l'espace restreint.

4ième jour Durant la nuit, le vent diminue et au matin, nous n'avançons que doucement (4Nds tout au plus). Je vais me coucher vers 8 heures passant la main à Cath qui déjeune et se propose de pêcher. Et comme elle est championne en ce domaine, à 9h j'entends "POI-SSON !!!" hum bon, c'est rapé pour ma petite sieste matinale... après un âpre combat, Cath finit par remonter une dorade coriphène mesurant 1,10m et pesant un bon poids (10kg au mois). Enfants et chat ont les yeux écarquillés devant la bête. Suite par Cath : magnifique ce poisson il faut le dire, j'ai plus de bras. (Pas de bras, pas de chocolat.... bouh !). Bon 2h entre la mise à l'eau de la ligne et la mise en boite des filets de la bestiole, dont Vénéz aura pris sa dîme. Arf ! c'est du boulot de pêcher. Demain j'arrête ! Mais cela nous fera de bons petits plats : - filets de dorade sur lit de tomates et citron et cassolette de riz, - brandade de dorade - rillettes de dorade sur pain-maison chaud - acras de dorade - dorade à la tahitienne - dorade à la malaisienne - terrine de dorade, thon et crevettes .... pfff... mais faut que la mer soit calme pour faire tout ça. On voit la Jamaïque, un bout de terre, ça change notre horizon, même si elle est couverte de nuages (Certaines mauvaises langues diront de la fumée d'herbe. héhé !).

5ième jour On aperçoit la pointe Sud de Cuba. On doit la longer sur encore sa moitié pour arriver à destination. Le vent se joue de nous, tantôt pétole ou presque rien, tantôt 20 à 25Nds. Ca donne des temps de repos et des périodes difficiles car le bateau tape. Le moteur tribord décide de tomber en panne....plus d'huile !?! et m... on a plus de bidon d'avance, mais qu'est-ce qu'on a foutu sur l'avitaillement technique ? Laurent dirait : "on est parti à poil ou quoi ?". C'est ça mon chéri !

6ième jour On voyait encore la pointe sud mais maintenant on longe de loin les Jardins de la Reine, une suite de petites îles sous le vent de Cuba. Les vagues sont moins hautes mais le vent reste et la houle aussi. Le fait de perdre de vue la terre me déboussole. Je sais qu'elle est là mais je ne la vois plus, j'ai l'impression que nous avons carrément changé de cap. Le vent vient maintenant du Nord !?! C'est le triangle des Bermudes ce coin ou quoi ?. Bon, c'est reparti pour taper et enfourner de l'eau et on fait un cap pourri. Boooouuuuhhhh! Et le capitaine qui en rajoute en annonçant qu'on avance plus, on perd sur le timing prévu, pas question de mettre à la cap, on risque d'arriver en retard à Cuba.... Pffff ces capitaines alors ! Mais j'ai pas épousé Desjoyaux moi ! (NdP : tiens Desjoyaux est avec Autissier ???)

7ième jour : Arrivée à Cienfuegos - Cuba Ah ben finalement après une fin de journée et nuit entre prendre des ris (d'ailleurs c'est bizarre comme il faut prendre des ris 1/2h après que je me sois couchée !?!), les larguer, vent de 25Nds et petite brise, on calcule qu'on arrivera à la nuit à destination. Résultat : ça n'arrange pas le capitaine.... euh... comment dire.... j'ai bien quelques noms d'oiseaux et autres onomatopées mais bon, restons calme, on a-rri-ve ! Youpie !. Nous arrivons à l'entrée de la baie très bien balisé de bouées lumineuses et d'alignement de feux (ça faisait un bail qu'on en avait pas vu, il y a même des îles où les bouées sont "occasionnelles" ?!? véridique !), ça passe comme dans du beurre. Il est 6h du mat' et on remonte l'estuaire, quelques pêcheurs à la rame, on passe devant un poste de la Guardia, on continue sans être arrêté. Les enfants se lèvent, on petit-déjeune en avançant au moteur, emplissant nos yeux de toutes ces lumières, ravis d'être arrivés. On est lessivés. A 7h on voit la marina, 7h30 on mouille devant et on nous dit qu'il faut absolument qu'on vienne à quai pour les papiers d'entrée.... bon. On ressemble à rien, les cheveux en pagaille, les yeux cernés, les fringues salés, le regard vague, l'intérieur du bateau saturé d'humidité... un vrai bonheur de se présenter aux autorités comme ça !




De : obsixc, le 06/05/2013 18h37
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